Paroles écrites

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« Faire le bordel » (« Témoignage » et « À propos de la réouverture des maisons closes… »), dossier paru dans la revue Timult n°3, septembre 2010, pp. 30-37 :

« Le travail du sexe et les perspectives de lutte qui s’y déploient. Face à l’État, ses velléités fiscales, morales et policières, que veulent les putes ? Quelques-unes d’entre elles fouillent ici les perspectives et les contraintes qu’elles trouvent dans l’exercice de leur métier. D’abord par une histoire très concrète de solidarité, ensuite par une analyse détaillée du projet de réouverture des maisons closes et des moyens de ne pas s’y laisser piéger… […]

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Lettre d’Anne Querrien*, avril 1976 (in Judith Belladona, « Folles femmes de leurs corps. Prostituées. », Recherches n°26, mars 1977, pp. 191-192.) :

Qui n’a jamais été traitée de prostituée, de « putain » d’ailleurs car il s’agit toujours alors d’une injure vulgaire, n’a peut-être jamais senti la blessure de cette pierre. Putain on m’a faite, putain on m’a simplement dite, et putain je suis, ça commence là. Là est la frontière et sur le corps social elle se balade drôlement. Comme la putain. Désirer se balader sur toute la surface du corps social, ne pas vouloir de place assignée : j’étais déjà une putain à 14 ans. Je n’étais pas encore formée, je ne savais pas où était mon sexe, comment il était fait, je ne l’avais jamais touché, encore moins m’en étais-je servi, mais je ne voulais pas fixer une fois pour toutes ce que je serais socialement, je ne voulais pas exister au sens d’être reconnue, je voulais au contraire ex-ister, sortir de ce système étouffant, ne pas connaître déjà la fonction sociale que j’occuperai à ma mort. J’étais une putain. Le mot avait été prononcé. Je le serai. […]

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* En 1967, Félix Guattari monte le Centre d’Études, de Recherches et de Formation Institutionnelles (CERFI), dont la revue Recherches a été l’organe de publication. Entre le CERFI, dont Anne Querrien fut la préposée aux écritures, et le FHAR, c’est dans l’expérience du Mouvement de libération des femmes que cet écrit prend place.

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« Nos client(e)s nous aiment », quelques messages de soutien de client.e.s, mis en ligne sur le site du STRASS :

Sur cette page, nous postons tous les messages de soutien que nous recevons de la part de nos clients. Nous pouvons bien sur les anonymiser. Ces messages sont importants pour nous afin de montrer que nos clients ne sont pas les monstres souvent décrits par nos opposants. C’est aussi l’occasion de rappeler que nous sommes contre leur pénalisation. Continuez donc de nous écrire.

Je suis “client”, et comme vous, je suis scandalisé par le projet de pénalisation des clients et encore plus, par les contre vérités proférées par Roselyne BACHELOT. […]

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